Pour les époux et les conjoints de fait
Pour les époux et les conjoints de fait

Pour le meilleur comme pour le pire, un compagnon ou une compagne peut affecter notre bien-être émotif. La consommation d’alcool excessive peut rendre la vie commune extrêmement difficile pour le compagnon qui ne boit pas. Les membres Al-Anon font part de leur expérience, de leur force et de leur espoir pour surmonter une relation intime qui a été affectée par l’alcoolisme.

À l’époque où j’ai tenté d’adhérer à Al-Anon, j’étais (une fois de plus) dans une relation où j’étais victime d’abus verbal. J’avais entendu dire que le programme pourrait m’aider à résoudre mes problèmes. Je suis allée à une réunion et j’ai demandé à une femme si l’adhésion exigeait que je connaisse une personne qui buvait. Elle a répondu par l’affirmative. Démoralisée, j’ai téléphoné au bureau central de ma Circonscription à qui j’ai posé la même question. J’ai reçu la même réponse.

Dix ans plus tard, ayant vécu deux relations obsessionnelles et violentes, c’est à contrecœur que je suis retournée à une réunion Al-Anon, en priant que, cette fois-ci, je correspondais au profil. Ma dernière relation amoureuse qui avait tourné au désastre avait été avec un homme qui avait décidé de cesser de boire treize ans plus tôt. Je ne savais pas si cela faisait de lui un alcoolique, mais j’ai pensé que cela me permettrait de me faire accepter. J’étais à bout.

Je suis allée aux Groupes Familiaux Al-Anon à la suggestion de mon ex-petit ami, un alcoolique en voie de rétablissement.

Notre relation était tumultueuse et je l’en tenais responsable. Je voulais qu’il change pour me faire plaisir, mais en dépit de tous mes efforts, je n’ai pas réussi. Son rétablissement et son programme étaient une priorité dans sa vie et je ne comprenais pas pourquoi. Certains des éléments fondamentaux dont j’avais désespérément besoin manquaient dans notre relation.

J’ai grandi en Californie dans un ranch où il y avait du bétail et des citrus. J’avais tout ce qu’un garçon pouvait désirer : j’avais fréquenté un établissement secondaire privé, puis une des huit universités prestigieuses de la côte est des États-Unis. Là-bas, je faisais partie du « ROTC » (camp d’entraînement des réservistes) et j’ai été promu officier dans l’Armée de l’Air. Je suis ensuite devenu pilote de guerre au Vietnam et j’y ai servi pendant deux ans; après quoi j’ai passé six ans à la Maison Blanche. Après avoir servi cinq années comme Attaché de la Défense à l’Ambassade américaine à Ottawa, c’est là que j’ai pris ma retraite.